RSE : 5 chiffres pour comprendre l’engagement (ou son absence) des salariés
La RSE peine à s’imposer dans les entreprises françaises. Seuls 35 % des actifs la connaissent, et 17 % s’engagent vraiment.
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est souvent présentée comme un levier de transformation majeur. Pourtant, l’étude 2026 de la Chaire Impact Positif d’Audencia révèle un paysage contrasté, marqué par des connaissances limitées, des perceptions mitigées et un engagement encore minoritaire.
- 43 % des actifs n’ont jamais entendu parler de RSE
Près de la moitié des salariés ignorent jusqu’à l’existence de la RSE. Seuls 35 % déclarent la connaître, dont 11 % avec une bonne maîtrise. Un déficit de sensibilisation qui freine son appropriation, surtout chez les moins diplômés et les seniors. - 13 % estiment que leur entreprise a intégré les enjeux RSE
Un score modeste, qui grimpe à 30 % de satisfaction chez ceux qui maîtrisent la RSE – preuve que la connaissance booste la perception. - 28 % anticipent des changements importants… mais 63 % les minimisent
Si 28 % des actifs attendent des bouleversements liés à la RSE (dont 7 % une transformation radicale), 63 % estiment qu’elle n’aura qu’un impact mineur ou nul. Les jeunes (54 %) et les cadres (49 %) y voient davantage une opportunité qu’une contrainte. - 17 % de salariés engagés, 29 % réfractaires
Seulement 17 % des employés s’investissent activement dans les transitions écologiques et sociales. À l’inverse, 29 % y sont opposés, et 38 %, bien que sensibilisés, manquent de moyens pour agir. Un clivage qui souligne l’urgence d’un accompagnement ciblé. - 32 % des salariés considèrent leur défaut de connaissance comme un frein
Mais le principal obstacle perçu à la prise en compte des enjeux RSE par les entreprises est économique pour 37 %. Alors que le troisième tiers – 31 % - souligne le manque d’engagement de la direction et l’inertie organisationnelle.
La RSE bute sur un déficit de connaissance, une perception inégale et un manque de moyens. Pourtant, les leviers existent : formation, outils concrets et reconnaissance des engagements. Pour faire basculer les "sensibilisés" vers l’action, les entreprises doivent passer de la théorie à des actions tangibles, ancrées dans le quotidien des métiers. La transition sera collective… ou ne sera pas.
Photo de Vitaly Gariev sur Unsplash






